Moins de quarante jours après sa prise de fonction, le Directeur Général de l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP), Me Franck LAUTURE, imprime déjà une orientation claire à son action : faire de la formation professionnelle une réponse concrète à la crise sociale que traverse le pays.
Ici, il ne s’agit pas de discours, mais d’une ligne d’action assumée. Miser sur la compétence, c’est s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité. Dans une société marquée par l’exclusion économique, former devient un acte politique : redonner aux citoyens les moyens de vivre dignement et de retrouver leur place dans le corps social.
Parmi les premières initiatives engagées, l’introduction de la formation professionnelle en milieu carcéral marque un tournant. Transformer la prison en espace de réhabilitation n’est pas un simple symbole : c’est un changement de paradigme. Là où dominait une logique exclusivement punitive, se dessine désormais une approche orientée vers la transformation et la réinsertion.
Le principe est clair : une société qui forme est une société qui prévient. Moins d’exclusion, c’est moins de délinquance. Et pour ceux déjà en conflit avec la loi, la formation ouvre la voie à une seconde chance, en facilitant leur réintégration comme acteurs utiles au sein du corps social.
Au-delà de l’enjeu social, cette orientation répond également à une exigence économique. En misant sur la qualification, l’INFP participe à la construction d’une main-d’œuvre compétente, capable de répondre aux besoins du marché national et de s’inscrire dans des perspectives internationales.
En moins de quarante jours, une direction est tracée. Plus qu’un constat, c’est un cap : celui de faire de la formation professionnelle un pilier durable de la cohésion sociale et de la stabilité nationale.
