La question du centre de vote de Kazimye, dans la section communale de Grande Rivière, suscite des réactions et des prises de position. Pourtant, une précision fondamentale s’impose : Me Gethene Poustin n’a aucune responsabilité dans la décision prise par le CEP concernant ce centre de vote.


Le choix de maintenir, déplacer ou supprimer un centre de vote relève du CEP. Il est donc difficile de comprendre pourquoi une décision relevant exclusivement de l’autorité électorale est aujourd’hui transformée en une offensive politique visant directement Me Gethene Poustin.


C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention publique de M. Antoné Pierre, Agent Intérimaire et lui-même originaire de Grande Rivière. Sur le groupe Marigot Avant Tout, il prend position et tente de mobiliser les paysans de la section communale autour du dossier de Kazimye, en orientant leur mécontentement contre Me Gethene Poustin.


Or, quel est le lien entre Me Poustin et la décision du CEP ? Aucun.


La question devient donc légitime : pourquoi utiliser une décision du CEP pour dresser les paysans de Grande Rivière contre un candidat qui n’en est aucunement responsable ?


Une manipulation au service d’un calcul politique


Tout porte à croire que le dossier de Kazimye est utilisé comme un levier politique pour affaiblir Me Poustin et, parallèlement, favoriser un autre candidat à la députation appartenant au même parti politique qu’Antoné Pierre.


Autrement dit, derrière le discours présenté comme une défense des intérêts des électeurs de Grande Rivière, se dessine un objectif politique beaucoup plus précis : utiliser la colère provoquée par une décision du CEP pour créer un rapport de force favorable à un candidat déterminé.


Plus préoccupant encore, Antoné Pierre semble vouloir jouer le rôle d’un acteur politique capable d’influencer l’électorat de toute une section communale, alors qu’il pourrait lui-même être utilisé dans une stratégie orchestrée par le candidat qu’il cherche à promouvoir.


Le paradoxe est saisissant : celui qui pense manipuler l’électorat pourrait, en réalité, être lui-même manipulé par un candidat qui cherche à se servir de lui pour mener sa bataille électorale.
Les divergences politiques et personnelles existant entre Antoné Pierre et Me Gethene Poustin donnent davantage de relief à cette situation. Le risque est alors de voir une fonction administrative et une influence locale mises au service d’un calcul électoral partisan.


Un calcul politique qui pourrait se retourner contre ses auteurs


Antoné Pierre semble faire le pari qu’en mobilisant les paysans autour du dossier de Kazimye, il pourra affaiblir Me Poustin et orienter une partie de l’électorat de Grande Rivière en faveur du candidat de son choix.


C’est précisément là que le calcul pourrait être mal évalué.


Les électeurs de Grande Rivière sont capables de distinguer une décision administrative du CEP d’une opération politique destinée à l’exploiter. Ils peuvent également se demander pourquoi une décision qui ne relève pas de Me Poustin est utilisée pour tenter de le discréditer.


La politique ne se résume pas à la capacité de mobiliser quelques

personnes sur les réseaux sociaux ou dans les espaces communautaires. Elle repose également sur la crédibilité, la confiance et la capacité à convaincre les électeurs.
Grande Rivière n’est la propriété d’aucun Agent Intérimaire, d’aucun parti et d’aucun candidat.


Le centre de vote de Kazimye doit être traité comme une question électorale. Le choix du député, lui, appartient exclusivement aux électeurs.
Et si certains pensent pouvoir utiliser Grande Rivière pour fabriquer artificiellement un résultat en faveur d’un candidat, ils risquent de découvrir une réalité simple : les électeurs ne sont pas des instruments entre les mains des acteurs politiques.


Au final, ce ne sera ni Antoné Pierre, ni le candidat qu’il cherche à favoriser, ni Me Gethene Poustin qui décidera seul du résultat.


Ce sont les électeurs de Grande Rivière.